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Les richesses de notre patrimoine

Sites et monuments historiques de Braine-le-Château & Wauthier-Braine.

(Source : Royal Syndicat d’Initiative)

 

Le pilori. Classé comme monument depuis le 21 décembre 1936

De toutes les traces du passé de Braine-le-Château, le pilori est le monument le plus célèbre et le plus connu. Autrefois symbole d’infamie, il est devenu le véritable monument emblématique du village.

Echappant à la destruction lors de la furie révolutionnaire française, il est un des rares à avoir conservé sa « lanterne ».

 

Il fut érigé en 1521 par « Maximilien de Hornes de Gasbeck », chambellan de l’Empereur Charles Quint.

C’est le symbole de la toute puissance du seigneur. Au centre de la lanterne se trouvait jadis une petite colonne à laquelle on attachait, les jours de marché, les coupables condamnés à la peine de l’exposition publique. Les petits coupables étaient simplement attachés par un carcan au bas de la colonne et exposés aux quolibets des habitants.

 

 

Le moulin banal (Musée de la meunerie).

Le site est classé depuis le 12 novembre 1954. Le moulin est classé depuis le 6 février 1970

Sous l’ancien régime, la brasserie, le four et le moulin étaient « à ban », c’est à dire qu’ils faisaient partie du domaine seigneurial.

Pour avoir l’usage de ces instruments, les manants devaient laisser au meunier une partie de leur mouture. Cette redevance s’appelait la « banalité ».

Le moulin est cité dans une donation faite en 1226 par le seigneur Othon de TRAZEGNIES à l’hôpital Saint-Jean de Bruxelles.

Le moulin tel que nous le connaissons aujourd’hui est fait de pierres d’arkose et de briques locales. Les bâtiments ont été remaniés et agrandis au XVIIIe siècle (une poutre à l’intérieur du moulin porte la date de 1777). Ils furent restaurés en 1972 grâce à l’acharnement et à la ténacité du Syndicat d’initiative et de la Taille d’Aulme et devint en 1973 un musée de la meunerie.

Il possède encore une roue à aubes qui actionne un mécanisme toujours en très bon état. La visite de ce musée permet de découvrir l’ingéniosité de nos ancêtres.

 

Le château. Monument classé depuis le 17 mars 1949. Le parc est classé depuis le 4 décembre 1989

Le château dans son écrin de verdure avec ses tours « rudes et sévères », ses pièces d’eau et son parc de six hectares est considéré par beaucoup comme « le plus bel ornement de la vallée du Hain ».

En l’absence de documents, l’origine du château reste fort incertaine mais si un moulin banal existait en 1226, il ne fait aucun doute qu’à cette époque le château existait déjà.

Il fut construit par les puissants seigneurs de Trazegnies.

Propriété de la famille de Hornes depuis 1434, il fut incendié par les troupes de Louis XIV en 1668. Très vite restauré il passa à la famille des Tours et Taxis qui, en 1754, alla s’établir à Ratisbonne. En 1794, après l’invasion de notre pays par les troupes révolutionnaires françaises,  le mobilier fut saisi et vendu aux enchères.

Abandonné, le château exigeait une importante restauration lorsqu’il fut racheté en 1835 par le Comte Eugène Gaspard de Robiano, ancêtre du propriétaire actuel. Toute une série de transformations lui donneront l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui.

 

La maison du Bailli. Classée depuis le 18 juillet 1990

A proximité du château s’élève une belle maison de la première moitié du XVIe. La tradition se plaît à la désigner comme étant l’antique résidence des baillis de Braine. Le bailli était, sous l’ancien régime, le mandataire du seigneur chargé de l’examen des affaires criminelles. Il y aurait résidé jusqu’au XVIIIe siècle.

Cette demeure est caractérisée par un remarquable pignon Renaissance en grès, décoré de trois œils de bœuf aveugles et animé par cinq cordons saillants qui relient les tablettes des gradins, alternativement plates et couronnées d’un pinacle en quinconce.

A droite, rez-de-chaussée en moellons, creusé d’une porte cochère en arc brisé que surmonte un puissant larmier.

 

La chapelle Sainte-Croix. Classée comme monument depuis le 6 juillet 1976

Au sommet d’un éperon, se dresse le monument religieux le plus ancien de la commune. Une partie remonte au XVIe siècle (avant 1550).

En 1616 l’oratoire fut transformé pour le rendre plus spacieux. Il se compose d’une nef avec chevet à trois pans et sa toiture porte un élégant clocheton. A l’intérieur on peut voir un autel baroque du XVIIe siècle, un banc de communion de 1656 ainsi qu’une tringle en fer qui, selon la légende, aurait été rapportée par un croisé et représenterait la hauteur exacte du Christ (1,94 m).

Ainsi nommée parce que cette chapelle abritait une relique de la vraie croix, rapportée de Rome par un ancêtre d'Arnould de Hornes, seigneur de Braine-le-Château. Le reliquaire en argent qui contenait cette parcelle fut volé en 1935.

La messe se célèbre une fois l’an, au mois de mai, le dimanche qui suit le 3, fête de l’Invention (découverte) de la Sainte Croix. Un tableau du XVIIe siècle placé au-dessus de l’autel, rappelle ce miracle.

 

Les Monts.

L’importance de ce site lui a valu l’honneur de figurer sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne.

Non loin de la chapelle Sainte-Croix se dressent les « Monts » : mottes féodales aux dimensions assez impressionnantes. C’est sur ce site particulièrement apte à être défendu que fut construit le premier château de Braine.

Des fouilles réalisées en 1984 et 1986 ont montré en effet qu’à cet endroit s’élevait un complexe défensif caractéristique du château fortifié du type « à motte » qui apparaît dans nos régions vers 1100.

 

La chapelle Notre-Dame-au-Bois. Classée comme monument depuis le 16 octobre 1975.

Sur le versant sud de la vallée, le long de la route de Braine-le-Château à Ittre, se dresse une chapelle construite en 1740. Elle remplacerait, selon la tradition, une modeste petite chapelle en briques sur le devant de laquelle une pierre portait l’inscription : « S. MARIE, REFUGE DE CEUX QUI SON VEXEZ DE LA FIEVRE, PRIE POUR NOUS. »

La pierre qui portait cette prière existe toujours. Elle fut employée par les maçons qui bâtirent la nouvelle chapelle, mais ils la posèrent… à l’envers !

C’est un sanctuaire à nef unique avec chevet polygonal, le tout en arkose et briques.  Elle fut restaurée en 1774 et en 1999.

 

L’église de Braine-le-Château.

La première église de style roman datait du début du XIIe siècle.

L’église actuelle fut construite en 1860-1862.

Elle abrite le gisant en albâtre de Maximilien de Hornes, né en 1475 et décédé à Braine-le-Château en 1542. Il fut chambellan de l’empereur Charles-Quint.

Dans le fond de l’église se trouve l’ancienne cloche qui se trouvait dans l’église romane depuis 1608 et réinstallée dans l’église actuelle en 1862.

Son poids : 1600 kg ! (François de HORNES en est le parrain).

Usée par les ans, fêlée, donc muette, elle fut remplacée par une cloche plus légère, 797 kg, en octobre 1987 à l’occasion des 50 ans de prêtrise du curé Georges d’Aout.

Adossé à l’église, à l’emplacement du « vieux cimetière », le lapidarium présente une cinquantaine de pierres tombales, de dalles et de croix funéraires reconstituées et mises en valeur. Les plus anciennes remontent au XVIe siècle.

Le portail de ce « vieux » cimetière est celui de l’ancienne église romane de Braine-le-Château. Il est classé, tout comme le mur d’enceinte, depuis le  7 juillet 1976.

 

L’église de Wauthier-Braine.

L’ensemble formé par la cure, l’église, le cimetière et la place communale est classé comme site depuis le 25 juin  1991.

 L’église actuelle, de style néoclassique, a été construite  en 1829.

 A l’intérieur, on peut y admirer de remarquables fonts baptismaux du XIIe-XIIIe siècle, vestiges peut-être d’une église précédente. De style roman, en pierre bleue, ils sont ornés de quatre têtes d’angle. Le couvercle en laiton date de 1656.

Ces fonts auxquels manquaient les pieds supports ont été restaurés en 1954.

Au premier sanctuaire roman a dû succéder une église gothique dont ont été conservés également d’anciens fonts baptismaux octogonaux en pierre bleue. Ils sont datés du XVIe siècle. Retouchés, ils servent aujourd’hui de bénitier.

 

 

 

 

Donjon de la seigneurie Deschamps.

Ce donjon dresse ses quatre niveaux le long de la route entre Braine-le-Château et Wauthier-Braine, près de la ferme Deschamps.

Tour d’habitation du XVIe siècle, restaurée il y a quelques années.

Elle illustre le souci, même du plus petit seigneur, de vivre dans une habitation où il se sentira en sécurité mais qui aussi, de par sa hauteur, sera le symbole de son pouvoir.

 

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