In memoriam - Alain FAUCONNIER (1955-2022)

Puisses-tu, ô Faucon, depuis l'Orient éternel, comme le Bon Dieu des Monts, jeter sur Braine-le-Château ton regard bienveillant et protecteur !

Mayeur de tous, père de bonté et de joyeuseté

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                Retracer le parcours politique de notre défunt Bourgmestre, c'est faire défiler plus d'un quart de siècle de l'histoire de Braine-le-Château.

                Élu Conseiller dès sa première participation aux élections communales (9 octobre 1994), il intègre cette assemblée le 3 janvier 1995 et son mandat sera reconduit ensuite à chaque scrutin (2000, 2006, 2012 et 2018).

                Il ceint l'écharpe d'Échevin pour la première fois le 29 mars 1995 et siégera au Collège sans discontinuer en cette qualité jusqu'au 4 décembre 2012.

                Le domaine du sport - qui lui était particulièrement cher - est le dénominateur commun des attributions scabinales qui lui ont été dévolues parmi d'autres (environnement, agriculture, travaux,…) tout au long de ses trois sextennats successifs.

                Devenu Bourgmestre (4 décembre 2012), il ne délaisse pas le sport (clubs mais aussi infrastructures) - même s'il cède le flambeau en 2018 - et exerce alors principalement  des missions régaliennes propres au premier magistrat d'une commune (sécurité civile, police). La gestion de la crise sanitaire l'aura fort accaparé, comme c'est le cas de tous ses homologues. Il a suivi la situation jour après jour, rigoureusement, dans un contexte totalement inédit.

 

                Alain FAUCONNIER aimait viscéralement sa commune. À l'image de ses prédécesseurs du Renouveau Brainois qui se sont succédé à la tête de l'entité depuis la fusion des communes (au 1er janvier 1977), il n'a jamais brigué de mandat en dehors de la vie municipale (que ce soit au niveau provincial, régional ou fédéral) et a donc assumé pleinement ses responsabilités sur le plan local. Cela n'a pas dû échapper à l'électeur…

 

                La longévité de son engagement fort dans la vie associative (club de basket plus spécialement) et politique aura donné à beaucoup l'occasion de le côtoyer.

                Chacun(e) pourrait sans doute, à sa façon, brosser le portrait de l'homme qu'il était.

                Il ne mettait aucune distance dans ses rapports interpersonnels. À la maison communale - ou ailleurs -, on ne l'a jamais vu porter le costume. Et, pour reprendre textuellement ses propos : "Pour moi, le pape ou une nettoyeuse de la commune, c'est la même chose". Sa façon de s'adresser à ses collaborateurs l'illustre également. Il ne s'embarrassait jamais de chichis. "Alors, ket, ça roule ?", lançait-il avant de pester contre l'Administration (avec un grand "A") et de lamper goulûment 20 cl d'une célèbre boisson chocolatée… (Merci Alain, pour les chocolats chauds passés au micro-ondes et servis au Secrétaire pendant les séances de Collège !).

 

                L'action politique, comme le sport, est affaire d'équipe. Et c'est bien en équipe - avec le brassard de capitaine depuis dix ans - qu'œuvrait "le Faucon".

                Dans l'Égypte antique, le faucon était vénéré comme divinité cosmique. Ses yeux représentaient le soleil et la lune.

                Puisses-tu, ô Faucon, depuis l'Orient éternel, comme le Bon Dieu des Monts, jeter sur Braine-le-Château ton regard bienveillant et protecteur !

 

 

Nicolas TAMIGNIAU, Francis BRANCART, Julie SACRÉ, Dominique NETENS, Stéphane LACROIX et - pour le personnel communal -  Marc LENNARTS.